Lancés il y a environ un mois, les travaux d’extension de l’hôpital évoluent sereinement.
Ceux qui ont passé quelques jours, sans y faire un tour, seront surpris au retour. Le domaine de l’hôpital Ad Lucem d’Obobogo prend un nouveau visage. La guérite a déménagé vers le perron du bâtiment existant. A la place, les employés du chantier ont installé un dortoir. Un peu plus bas, une cabane en planches est sortie de terre et tient lieu de magasin. Entre les deux minuscules cases, le sol a été fouillé dans un périmètre de quatorze mètres sur neuf. Des barres de fer tissées montent progressivement vers le ciel. Ici un ouvrier s’affaire à scier une planche. Et là, des mains s’adonnent à tourner du béton.

Le décor est suffisamment éloquent pour renseigner que le chantier tourne à plein régime. « Nous évoluons étape par étape dans le respect du cahier de charges. Toutes les semelles sont déjà coulées », se réjouit Loïc Andela, le conducteur des travaux. Cet après-midi de la première quinzaine du mois de juin, les 1/8 des travaux sont exécuté. La réalisation du gros œuvre prend sa vitesse de croisière. « Six manœuvres et deux techniciens sont mobilisés pour le moment. Nous allons gonfler l’effectif dans les prochains jours pour accélérer un peu plus », annonce le patron.

La continuité du service
Bien que voisins très proches, le chantier ne perturbe pas le fonctionnement de l’hôpital. Au contraire. Une pléthore de patients grouille sur les sièges à l’espace d’attente. Les patrons entrent et sortent. La crainte d’une chute de la courbe des fréquentations est dissipée. « Il n’y a pas de répit. Nous travaillons comme d’habitude. En dehors de quelques ennuis sonores intermittents, tout va bien jusqu’ici » explique le surveillant général. Et d’ajouter : « peut-être que la rénovation du l’ancien bâtiment va nous impacter. Mais là encore, nous avons déjà échafauder un plan ». Surtout : « pas question de fermer l’hôpital », conclut-il.
Livraison dans huit mois
L’ouvrage en cours de réalisation n’est que la première partie des travaux. Il s’agit de la construction d’un nouveau bâtiment moderne pendant huit mois. L’immeuble d’un étage va recevoir les hospitalisations, les consultations internes et les bureaux. La seconde étape consistera à rénover totalement l’édifice actuel pour élever le niveau de confort des patients en séjour au sein de l’établissement. Les réseaux électrique et hydraulique ainsi que les salles de soins seront mis à jour. C’est un projet d’une valeur de 150 millions de Fcfa déboursés par les Boissons du Cameroun, partenaire de la fondation Ad Lucem.
