En attendant la réhabilitation…
Le chantier de rénovation imminent de l’hôpital ne va pas suspendre les services de soin. Un plan de réorganisation sera activé.
Les jours se suivent et se ressemblent à l’hôpital Ad Lucem d’Obobogo. Et il en sera ainsi pendant les travaux de réhabilitation de cette institution. Tout a été pensé pour que la prise en charge des patients ne souffre de rien pendant que le bâtiment et les équipements vont faire peau neuve. « Nous allons instaurer un système de rotation. Par exemple, si les techniciens travaillent à la pédiatrie, nous déplaçons provisoirement ce service à la maternité pour assurer la continuité des traitements. Et vice versa », explique Anne Nkada Fouda, la coordonnatrice de l’hôpital. « Il n’est pas question que nos patients aillent ailleurs pendant cette période transitoire », complète la soignante.
Un management par anticipation qui enchante les usagers. La réorganisation envisagée vient dissiper les inquiétudes et les craintes qui taraudaient les esprits des habitués de la structure hospitalière. Venue au rendez vous de vaccination avec son bébé au bout des bras, Falone Meyounou en repart avec le cœur net « on a cru qu’ils allaient fermer et nous transférer à Efoulan. Le plan qui est proposé nous arrange bien », se réjouit la maman.
Un investissement de 150 millions de fcfa
De fait, la première pierre de ce chantier de réhabilitation et d’extension est posée depuis le 24 juillet 2025. Le premier volet concerne la rénovation du bâtiment existant avec une mise à jour du réseau électrique et hydraulique, le réaménagement des salles de soins et l’amélioration de l’accueil ainsi que le confort des patients. Et le second implique la construction d’un nouveau bâtiment pour abriter les consultations externes et les hospitalisations. Des travaux qui vont coûter 150 millions de Fcfa, entièrement assurés par les Boissons du Cameroun. Une matérialisation de son partenariat avec la fondation Ad Lucem.
Du sang neuf
Le lancement de ce chantier de réhabilitation et d’extension d’Obobogo coïncide avec un nouveau reploiement du personnel au sein de la fondation et particulièrement dans cet hôpital du Sud de la capitale. Le Dr Bouba prend le fauteuil de médecin chef, assisté d’un nouveau chef service des affaires administratives et financières. Il quitte Maroua où il aura contribué à redorer le blason de l’antenne de la fondation dans le chef-lieu de l’Extrême Nord.
