Blue Flower

   Madame AMOUGOU CLEMENTINE FRANCHIT LA LIGNE D’ARRIVEE

Autour de l’ADG (3ème à partir de la gauche). Bouquet de fleurs à Mme AMOUGOU Clémentine pour mission réussie à la FALC

Une assistance constituée en grande partie par le personnel de la Direction générale, a eu l’exceptionnelle opportunité de vivre en quelque trente minutes, le film de la carrière de Madame AMOUGOU Clémentine, admise à faire valoir ses droits à la retraite. Pendant plus de 30 ans, elle a fait montre d’une loyauté sans faille et d’un dévouement sans limites qui en retour, lui ont permis de bâtir tambour battant, une carrière digne d’éloges. Preuve éclatante qu’à la Fondation, le travail permet d’arriver au firmament.

Rayonnante de joie et de beauté, Madame AMOUGOU a franchi allègrement la ligne d’arrivée en décembre dernier. Elle était loin d’imaginer lorsqu’elle est recrutée le 27 décembre 1982, qu’elle entamait ce jour-là un long parcours professionnel jonché de péripéties à la fois de bonheur et surtout d’obstacles parfois énormes. Pendant 36 ans, elle a finalement tenu bon.

Sur le plan professionnel, elle a bâti un riche parcours au fil des années. Au départ agent comptable, elle achève sa carrière haute perchée étant cadre administratif et financier. Mieux, elle s’est illustrée avec d’autres de ses collègues comme un défenseur acharné des intérêts de la Fondation au cours de la période trouble des années 90 qu’a connue l’institution. Années au cours desquelles, se souvient-elle, l’institution fut fortement agitée par la constitution des camps opposés, poursuivant des intérêts divergents.

Cette malheureuse situation a laissé des empreintes dévastatrices notamment l’accumulation des montants énormes d’arriérés de cotisations de la sécurité sociale, dont les conséquences produisent de vifs effets jusqu’aujourd’hui. 

Contribution marquante

La Fondation extrêmement reconnaissante

Pour l’ADG, « Mme AMOUGOU, s’est battue et elle a bâti une carrière. Elle a fait montre d’une loyauté sans faille, et d’un engagement acharné au travail, tout au long de ses années d’activité. Au-delà, elle a utilisé ses forces et ses relations pour défendre activement les intérêts de l’institution. Grâce à ses relations, elle a apporté à sa manière, une contribution marquante pour que notre institution demeure solidement debout. A ce titre, la Fondation, extrêmement reconnaissante, lui dit un grand merci pour tous ses services constructifs ».

Bien plus, de par sa conduite professionnelle, a insisté en outre le Dr BIDJOGO ATANGANA, « elle constitue un exemple à suivre, pour les jeunes qui prennent la relève au sein de l’institution. Appelés à servir au quotidien le prochain, ils doivent comprendre que le travail paie et permet d’arriver au firmament ».

Le personnel, par la voix de l’un de ses délégués, Mme MEKONGO Christine Judite, a souhaité à la retraitée soixantenaire une très bonne santé, afin qu’elle continue à mener sans encombre de multiples et bénéfiques activités, car, la retraite ne signifie pas oisiveté. Et quoique retraitée, « vous demeurez un membre choyé de la grande famille Ad Lucem », a conclu la porte-parole.

En réaction, l’élue du jour a révélé à l’assistance que sur le champ, elle était animée d’une émotion intense. Mais la sérénité et surtout la très grande satisfaction que dégageait sa voix traduisait assurément ce qu’elle ressentait au fond d’elle-même.  « Je suis comblée d’avoir menée toute ma carrière, dans un environnement véritablement familial qui m’a permis de construire un foyer et de réaliser des projets de vie. Je suis véritablement reconnaissante envers la Fondation. Si j’ai un conseil à donner aux membres de la famille Ad Lucem, c’est celui de mettre quotidiennement en pratique, la Charte de la Fondation et de se rappeler toujours les propos du pasteur américain, Martin Luther KING qui a recommandé en quelque sorte à tout être humain, de toujours œuvrer à la perfection, de manière que si tu es balayeur, tu fasses partie des meilleurs balayeurs de la terre. 

Rêve collectif 

En tournant la page d’une carrière réussie, la joie de Mme AMOUGOU était immense ce d’autant plus que le dossier de la pension retraite du personnel de la Fondation connaît déjà un aboutissement heureux à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), après de très longues années de tribulations, au grand malheur des retraités. « Pour ce dossier, le Seigneur m’a réservé un très beau cadeau à la sortie de ma carrière », dira-t-elle.

Avec ses collègues des services financiers aux côtés de leur directeur, 2ème à partir de la gauche

Toutefois, la retraitée Soixantenaire confiera plus tard que sa plus grande déception, c’est d’achever sa carrière sans que la Fondation ait réussi à construire un siège définitif. Un projet pour lequel, elle et ses collègues se sont battus tout au long des années 90. Mais elle ne désespère pas de voir de son vivant la concrétisation de ce rêve collectif.

Emmanuel MBA NGONO