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A l’Ambassade du Cameroun à Paris

Poursuivant sa campagne tous azimuts de mobilisation des bonnes volontés, pour le développement de ses activités, la Fondation Médicale Ad Lucem au Cameroun (FALC) fait un appel de pied aux communautés de la diaspora camerounaise.

L’institution humanitaire demeure convaincue qu’elle écrira, ensemble avec les Camerounais vivant à travers le monde, des pages tout aussi belles et marquantes de son histoire que celles qu’elle a enregistrées depuis plus de 81 ans, avec des acteurs de divers horizons.

 A travers l’audience de Paris, la Fondation étend sa politique d’élargissement de sa chaîne de solidarité. Dans le cadre du Forum des partenaires qui a eu lieu à Lille en France en 2017, la présidente du Conseil d’Administration, Mme Madeleine TEFAK, écrivait que : « La création et l’existence de notre institution participent, indéniablement, à la mise en œuvre de la solidarité humaine agissante qui, depuis près d’un siècle, mobilise sans cesse les bonnes volontés de notre monde. Nous sommes heureux de constater que notre chaîne de solidarité, dépassant les frontières ne cesse de s’élargir ».

 

A l’adresse des différents acteurs qui s’investissent sans compter dans cette œuvre de fraternité, la PCA a souligné que : « Notre mission est plus que jamais d’actualité. La maladie, la faim, la pauvreté et l’égoïsme marqué par des conflits meurtriers qui écument notre monde nous interdisent de dormir sur nos lauriers ou de céder au découragement. Les populations de plus en plus vulnérables dont l’espoir de survivre repose en nous ont droit à notre attention et à notre sourire. Bâtissons cette solidarité mondiale sur un véritable roc en faisant l’histoire par nos actes ».

 

 Partant des chiffres et des faits, la diaspora camerounaise ne saurait manquer ni la volonté, ni les moyens d’apporter sa pierre au développement de l’œuvre de santé de la Fondation. En effet, d’après les données fournies par pas moins de 35 Missions diplomatiques camerounaises et 05 postes consulaires environ, les communautés camerounaises disséminées de par le monde comptent officiellement près de 04 millions de membres.

 La   répartition de ces effectifs par pays est très inégale, ainsi que l’illustrent les données ci-après : Gabon : 50000 personnes environ ; Guinée Equatoriale :16 000 environ personnes ; Nigéria, plus de 2000000 personnes ; Côte-d’Ivoire, 6000 personnes, Soudan : 5000 personnes ; Maroc : 500 personnes ; Suisse : 4200 personnes, France : environ 40 000 personnes, Allemagne, plus de 7000 personnes ; Pays-Bas plus de 5000 personnes ; Belgique : 12000 personnes , Etats-Unis : plus de 700 000 personnes dont au moins 250 000 se sont naturalisés Américains.

 

       La main tendue de la Fondation interpelle non seulement les membres individuels de la diaspora mais aussi et surtout des associations et diverses initiatives qui, nombreuses, rassemblent nos compatriotes dans presque tous les continents.

 

       A titre illustratif, nous pouvons citer, entre autres, : « l’association des Camerounais de l’Amérique Latine » (ACL) dont le siège est domicilié à Sao-Paulo, dans le Sud-Est du Brésil ; « l’Association CAMFOMEDICS » en Allemagne, créée en 1994 par un groupe de jeunes médecins camerounais, « Challenge Camerounais » qui est la plus grande manifestation culturelle, économique et sportive en Europe, régulièrement organisée en Allemagne et regroupant des milliers de Camerounais venant d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, de France et de Suisse, la « Cameroon Society of Engineers » (CSA-USA) aux Etats-Unis ; la Cameroon Students Association (CAMSA-USA) ; la « All Cameroonian Cutural Festial Fondation » (ACCFF) ; en Côte d’Ivoire , « L’Amicale des Camerounais en Côte d’Ivoire » (ACAMCI) ; en Malaisie ; « L’Association des Camerounais de Malaisie » ; en Suisse, la « Cameroonian Skills Abroad Network » (CASA-NET), initiatrice du Forum des Compétences de la Diaspora Camerounaise ; au Nigéria, la « National Union of Cameroon Students » (NUCS), qui a été créée depuis 1950,etc.

 

       En vue d’intensifier le partenariat avec les Camerounais établis hors des frontières nationales, la FALC multiplie les démarches avec les structures officielles et non officielles nationales chargées de la gestion de la diaspora ou entretenant avec elle des relations établies et bénéfiques. Parmi ces structures figure en bonne place le Ministère des Relations Extérieures (MINREX), avec sa Division des Camerounais à l’Etranger, créée dans son organigramme depuis le 30 juillet 2005.

 

In fine la Fondation Médicale Ad Lucem, avec à ses côtés la Fondation Louis Paul AUJOULAT, garde le plus grand espoir qu’avec la diaspora camerounaise, elle continuera à « vivifier la flamme allumée par le Dr Louis Paul AUJOULAT, pour guérir et sauver des vies en péril, et soulager davantage de souffrances ».

 

 

Emmanuel Mba Ngono