Blue Flower

OUSMANOU ADAMOU, premier à partir de la gauche tenant son sac

HOMMAGE A UN ORFEVRE DU BISTOURI

 Il s’appelait Ousmanou Adamou. Par la force du destin, en soixante ans d’existence sur terre, tel un orfèvre, il aurait passionnément bâti un paradis professionnel qu’il a ciselé jusqu’à son dernier souffle. Illustration de la fidélité à un engagement, mieux au serment d’Hippocrate.

 

Pour la Falc, le destin a pleinement eu raison en faisant de sorte que tu viennes à la Direction générale de Yaoundé, recevoir le prix dédié à quatre personnels masculins pour leur bonne conduite. Prix décernés par leurs collègues féminins de la Falc à Yaoundé. Nous étions au 8 mars 2018. Pour la dernière fois de ton vivant, tu recevais solennellement le témoignage de la grande estime que ta hiérarchie et tes collègues avaient pour toi. Tout souriant, tu as été félicité tour à tour par la PCA, l’ADG et tes collègues dans l’enceinte de la Direction Générale.

 

Deux semaines plus tard, le mercredi 28 mars, tu es venu participer à la « Matinée de la chirurgie », animée par le Pr Dominique THERY, ancien enseignant de la Faculté de médecine et de Maïeutique de l’Université catholique de Lille en France et présidé par l’ADG.

 Et patatras ! Le 18 avril dernier, la roue de la destinée finale de l’humain a pris de la vitesse jusqu’à aboutir à la fin de la course. Tel un violent coup de poignard bien asséné dans nos cœurs, nous apprenions dans la matinée ta soudaine disparition. Triste nouvelle qui a plongé la Fondation dans la consternation. Jamais, mais alors à tout jamais, aucun de tes collègues des différents services de chirurgie de la Fondation, aucun participant au séminaire n’aurait imaginé être à tes côtés pour la toute dernière fois, tout au long du déroulement des travaux et lors de la prise de la photo souvenir que tu lègues aux vivants que nous sommes.

 

Et sur cette dernière image réalisée à la Direction générale de Yaoundé, en compagnie de l’ADG et de tes collègues des services de chirurgie, nous gardons de toi et pour toujours, le souvenir de cet homme aux lunettes, plein d’énergie mais calme et affable. Une véritable force tranquille. Entièrement dévouée au service des autres. « Il était difficile pour lui de refuser de rendre service professionnellement et dans la vie de tous les jours », confie un de tes proches collègues d’Obobogo, ton ultime poste de travail.      

 

Tout au long de tes quarante ans de vie professionnelle à la Falc, tu auras été un battant. Ce que propagent en écho ces propos de l’ADG tenus au milieu de ta famille professionnelle et symboliquement le 1er mai, jour de la fête universelle des travailleurs : « Nous venons de perdre un très grand travailleur ». La carrière que tu as menée au sein de la Fondation mérite nos éloges. Tes empreintes demeurent indélébiles dans les six postes que tu as occupés depuis 1978 à Dizangué, Bafang, Bandjoun, Mbouda, Bali et enfin de parcours Obobogo.

 

Ta volonté ferme et tenace t’a fait grimper bien des marches professionnelles. En cela tu occupes une place ostentatoire parmi les modèles éternels qui guident sans discontinu de multitudes générations, au sein de notre Fondation. Recruté en 1978 à Dizangué comme Infirmier breveté, tu achèves ta carrière étant un Assistant accompli de chirurgie, par la force de ta volonté inébranlable et le concours du destin.

 

Homme de devoirs, merci pour tes messages de bienveillance, de convivialité, de simplicité, d’ambition et de courage que tu lègues à la Fondation. Nos regrets éternels.

Fondation Médicale Ad Lucem