Blue Flower

Les activités sportives figuraient au programme des établissements. Ici des joueurs des établissements hospitaliers de Douala

La Fondation a mobilisé pendant une semaine son personnel pour la célébration de la 132ème fête du travail. Au programme des activités menées par l’ensemble du personnel des différents établissements figuraient le sport, des tables-rondes et le défilé. La Direction générale a accueilli une conférence sur le thème, « Dialogue social : facteur de promotion du travail décent et du progrès socio-économique au Cameroun », le mardi 24 avril 2018.

 L’un des grands moments de cette semaine d’activités fut incontestablement le match de football qui a eu lieu à Efok, opposant le personnel de l’hôpital Louis Paul AUJOULAT d’Efok à l’équipe de l’hôpital Ad Lucem d’Obobogo et de la Direction générale. Résultat final : match nul.

 

Le clou de la semaine du travail s’est produit le 1er mai. À travers le territoire national, les différents établissements ont activement pris part aux défilés des travailleurs, portant très haut l’étendard de la Fondation. A Yaoundé, le passage de la FALC au boulevard du 20 mai 1972, s’est imposé aux yeux d’un public dense grâce aux couleurs, aux messages et à la prestance des employés.

 

 

Déroulement de la table-ronde

Dans une ambiance pleine de gaieté, la Direction générale a abrité, la dernière scène de cette 132ème édition de la fête universelle du 1er mai. Une cour entièrement aménagée a rehaussé l’éclat du décor de la cérémonie de cette année, tout comme la présence d’une délégation de Biologie Sans Frontières (BSF), conduite par le Pr Pierre Flori, son président. Cette association française entretient depuis 2014 un fructueux partenariat avec la Fondation.

 

Un mois après la tenue de l’Assemblée générale élective qui a accordé un nouveau mandat de quatre ans à l’équipe dirigeante, que retenir des messages qui comme de tradition, étaient particulièrement attendus ? Pour sûr, les fruits ont tenu la promesse des fleurs. Le personnel s’est senti tout ragaillardi par des annonces réjouissantes.

L’assistance tout ouïe a eu droit à trois communications tenues par la représentante des Délégués du personnel, Madame Christine Judite MEKONGO, la présidente du Conseil d’Administration, Mme Madeleine TEFAK et l’ADG, Dr BIDJOGO ATANGANA. Le représentant du personnel a exprimé la reconnaissance et la gratitude du personnel à l’équipe dirigeante de la FALC qui a décidé depuis le 1er janvier 2018 d’accorder des avancements à tous les personnels méritants au rythme de trois ans d’intervalle et non plus de quatre, comme c’était le cas dans le passé.

Mais la nouvelle qui aurait le plus apporté du baume au cœur des travailleurs de l’institution, à en juger par le tonnerre d’applaudissements qu’elle a déclenché, demeure sans conteste l’aboutissement heureux, quoique partiel, de l’épineux dossier de non règlement des droits des retraités à la CNPS, vieux de plus de dix ans. « J’ai le plaisir de vous annoncer qu’une partie des retraités va percevoir sa pension dans les prochains jours », a déclaré Mme le délégué du personnel. Au sein de la Fondation, les bonnes nouvelles du jour ont naturellement ravivé la flamme ardente de l’espoir, ainsi que l’illustre la conclusion de la porte-parole des employés : « Nous attendons des solutions aussi réjouissantes pour bien d’autres préoccupations qui tiennent à cœur le personnel ».

 

Madame la PCA a tenu à féliciter d’emblée le personnel pour son comportement professionnel digne. « Je vous encourage à aller toujours de l’avant en vous rappelant la place importante du travail, pour la réalisation de tout homme, ainsi que l’a rappelé par le passé, le Pape François ». Le Saint-Père souligne en effet que « Le travail, dans ses mille formes, à partir de celui du ménager, contribue au bien commun ». Il relève en outre que pour la personne humaine, « le travail exprime sa dignité d’être créée à l’image de Dieu ».

 

Passage de la FALC au boulevard de l’Unité du 20 mai 1972 au centre de Yaoundé

Notons  que par ces propos, la vision qu’accorde le Pape François au travail rejoint celle de son prédécesseur, Benoît XVI pour qui « Le travail, revêt une importance primordiale dans la réalisation de l’homme et le développement de la société, c’est pour cela qu’il faut qu’il soit toujours organisé et qu’il se déroule dans le plein respect de la dignité humaine et au service du bien commun », déclarait-il  le dimanche 19 mars 2006 en la basilique Saint-Pierre de Rome à l’occasion du rassemblement des travailleurs.

 

La PCA a achevé sa brève intervention en invitant le personnel à toujours garder dans l’esprit la valeur du travail sus-rappelée, dans l’accomplissement quotidien des missions de la Fondation. Avec insistance, elle a pris cet engagement : « rassurez-vous, l’équipe dirigeante se penchera toujours avec bienveillance sur les doléances du personnel, en fonction des ressources disponibles ».

 

Au tout début de sa communication, l’ADG a invité l’assistance à observer une minute de silence en l’honneur du chirurgien assistant, Ousmane Adamou, décédé à Douala le 18 avril dernier, des suites d’une courte maladie.

 

Dans son intervention, le Dr BIDJOGO ATANGANA mettra également en exergue la très grande valeur que toutes les communautés et toutes les politiques accordent au travail, et le devoir qui incombe à chaque catégorie de travailleurs de défendre cette valeur dans toutes les circonstances. Précisant qu’à la Fondation, le travail s’associe à la solidarité et à la subsidiarité qui impliquent l’entraide. « Vous avez eu la chance d’obtenir des contrats de travail. Par vos rendements et par vos prestations, faites aussi en sorte que d’autres personnes jouissent de cette opportunité au sein de notre institution », a-t-il souligné.

 

Ambiance pleine de gaieté à la Direction générale

Par la suite, l’ADG rappelle que l’instance supérieure de la FALC travaille sans relâche à l’amélioration du traitement qui revient de droit au personnel. Témoigne l’institution des avancements tous les trois ans pour l’ensemble des personnels, sans oublier par ailleurs que les avancements au choix sont accordés aux meilleurs travailleurs de l’institution. « Nous primons le mérite au sein de l’institution et non le désordre. Aussi, il revient à chacun d’entre nous de se mettre ardemment au travail pour construire et consolider, sans relâche, une Fondation prospère qui assume pleinement ses missions cardinales et devoirs, vis-à-vis des malades et de son personnel ».  

 

Comme dans tous les établissements de la Fondation, l’édition 2018 de la fête du travail a pris fin dans une ambiance bien arrosée et rythmée.

 

Emmanuel Mba Ngono